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La coalition et ses objectifs

Depuis la création de la Belgique, les mouvements sociaux ont influencé les lois, en revendiquant leur adoption, leur modification ou leur abolition. L’évolution du droit et celle des mouvements sociaux sont étroitement liées. La contribution des mouvements sociaux à l’évolution positive de la législation dans un État de droit ne peut être perdue de vue.

En effet, les manifestations, actions, et grèves sont des outils pacifiques pour les acteurs sociaux voulant inscrire leurs revendications dans l’agenda politique et favoriser le respect des droits humains fondamentaux ainsi que le progrès social, climatique et économique.

La tenue d’élections et la délégation du pouvoir législatif aux parlementaires élus ne dispensent pas les autorités élues de permettre aux citoyen·nes de s’exprimer et d’ainsi garder un moyen d’influencer l’exercice du pouvoir du législateur. 

C’est pour cela que grâce à la pression continue des mobilisations sociales, le droit belge et le droit international garantissent dans la législation différents mécanismes permettant le contrôle citoyen sur l’action des autorités. Le droit de manifester, la liberté d’expression et le droit de grève en font partie et constituent des droits humains fondamentaux.

Aussi, les atteintes au droit de manifester que nous constatons actuellement doivent nous alarmer au plus haut point. S’il faut évidemment saluer les protections que le droit belge offre aux manifestants, l’actualité nous force à constater que ces protections régressent et ne suffisent plus.

Face à ces constats, les organisations signataires du présent manifeste se sont réunies au sein de la coalition Right to Protest.

La coalition est mise sur pied dans le but d’inverser les tendances actuellement observées. Elle invite les autorités à garantir la participation du public à la prise de décision et la protection des droits, tels que les libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association, et le droit de grève. Elle revendique également un espace sûr et propice pour un dialogue avec l’ensemble des composantes de la société respectueuses des libertés et droits fondamentaux.

La coalition est convaincue que, pour ce faire, les autorités doivent modifier leur réponse face aux mobilisations. Plutôt que d’entraver, voire de réprimer celles-ci, les autorités devraient s’attacher à répondre aux causes profondes de ces mobilisations, soit les crises sociale, environnementale, économique et géopolitique. Ainsi, un espace de liberté doit être alloué aux citoyens et à la société civile pour mettre ces préoccupations à l’agenda des pouvoirs politiques.

Les autorités ont la responsabilité première de garantir la protection des droits humains, en ce compris la liberté d’expression et le droit de s’organiser. Elles ont également l’obligation de protéger contre la pénalisation, la persécution et le harcèlement, tous les citoyens qui militent pour la protection des droits humains fondamentaux. 

Pour en savoir plus, consultez le manifeste de la coalition.


QUI SOMMES-NOUS ?

La coalition est ouverte à toute organisation de la société civile qui souhaite s’inscrire dans la défense du droit de manifester et dont l’objet social est compatible avec la défense et la promotion des droits humains fondamentaux.

Le manifeste publié par la coalition est susceptible d’évoluer au gré des événements futurs et des demandes des organisations membres de la coalition.

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